vendredi 26 août 2016

Lilongwe et Blantyre

Oubliez toutes vos références acquises en matière d'urbanisme et de vie citadine en arrivant au Malawi. Les deux principales villes Lilongwe, la capitale administrative du pays depuis 1975, et Blantyre, sa capitale économique, sont extrêmement étendues et ne possèdent pas de véritable centre. Y passer est cependant obligatoire puisqu'on y trouve les principaux aéroports du pays.

Lilongwe

Inutile de s'y attarder longuement car il n'y a franchement pas grand chose à voir ou à faire à part changer des euros en Kwacha. Pour cela, il vaut mieux prévoir un grand portefeuille étant donné que la plus grosse coupure est le billet de 1000 MK, ce qui représente environ 1,20 euros.
  • Le marché 
Situé dans au centre de la veille ville (en opposition à la ville moderne) vaut le détour. Les stands sont joliment présentés et tout y est parfaitement rangé. Les produits sont organisés par secteur: fruits et légumes, animaux vivants, poissons, objets de la maison et vêtements.  Il n'est pas forcément facile de faire des photos... En allant vers la rivière, on trouve un ensemble de ponts à péage pour se rendre dans le village. Prix de la traversée : 60 kwacha, ce qui représente environ 7 centimes d'euros. Un plaisir accessible !!!


  • Le Lilongwe wildlife centre 
Il est situé entre la ville ancienne et la ville moderne du coté est de Kenyatta road. C'est l'une des composantes du Lilongwe wildlife trust et se présente en fait comme une sorte de réserve en milieu urbain. Il accueille des animaux blessés, combat le braconnage et la chasse et fait de l'éducation sur les milieux naturels et la protection de l'environnement. On peut se promener dans le parc et le long de la rivière en compagnie d'un guide armé d'une vieille pétoire qui connait bien la faune locale.


  • Aspects pratiques
Où dormir
Il y a beaucoup de guesthouses à Lilongwe. La plupart sont chères (plus de 50 dollars). Il est important de vérifier leur localisation avant d'en choisir une si l'on ne veut pas passer beaucoup de temps (et d'argent) dans des taxis ou des tuk tuk.

Pour la ville ancienne, privilégier les guesthouses localisées dans l'area 3; pour la ville moderne (près du conference centre), préférer l'area 19.

- Les deux Longonot Guesthouses
Nous avons dormi dans les deux guesthouse gérées par la formidable Jacqueline Kamau, une jeune femme hyper dynamique, très très sympathique et surtout pleine de ressources. 
La première guesthouse est située sur Blantyre street. Elle a un très joli jardin mais se trouve un peu loin du centre. La cuisinière propose de très bons plats pour le dîner (à commander le matin).

L'autre guesthouse de Jackie est proche du Game Center (le "Mall" du centre ville) sur Kempel Crompton Crescent. 
Contact: Jacqueline Kamau, Longonot Guesthouse
Mail : longonotguesthouse@gmail.com
tel +265 888385131 / 888531016

Où manger et boire un verre
- Fire and Ice, restaurant népalais et pizzeria du Golden Peacock, dans l'Area 3
Tenu par un jeune népalais qui a repris ce restaurant depuis un an environ, c'est l'un des rares endroits où l'on peut dîner et boire un/des Malawi Gin Tonic jusqu'un peu tard le soir

- Ali Baba, près du Game Center
un fast food sans prétention et pas cher du tout où l'on trouve du poulet grillé accompagné de frittes (moyennes), de riz et de nsyma (si l'on y tient...) et des plats libanais.
- Le restaurant du Mafumu, près du golf
Beaucoup plus chic et donc cher, on y trouve de l'excellent poisson dont le chambo dont il sera souvent question par la suite
- La Dolce Vita sur Kenyata Rd
Au menu salades, pizzas et pâtes pour expats et touristes principalement

A noter : Le Don Brioni's bistro et la Kiboko brasserie ne fonctionnaient plus en août 2016. Le Pub Alexander's était sinistre le soir où nous y sommes allés.

Blantyre

Deuxième étape du voyage, on accède à Blantyre en bus depuis Lilongwe. Choisir de préférence les bus Premier qui sont rapides (parfois un peu trop avec des pointes à 135 km/h) et ne s'arrêtent pas entre LLW et Blantyre.



En partant de LLW à 7 h du matin, on arrive à Blantyre entre 3 et 4 heures après. La est plus dense que LLW mais, là encore, il n'est pas vraiment nécessaire de s'attarder plus d'une demi-journée. Une fois que l'on a visité le marché et déambulé sur la colline jusqu'à la Mandala house, on possède un bon aperçu de la ville. 





Où ne pas dormir
Henderson Street Guest House, après la reserve Bank of Malawi sur Henderson St. Présentée comme un "joyau caché" par le guide Bradt, c'est plutôt un endroit décrépi à la propreté douteuse (genre des tâches de sang sur le sol de la salle de bain) et des taies d'oreiller carrément cra-cra

Où manger
- Le Bombay palace en face du British Council est tout à fait correct. Le poulet tikka Massale et le chicken butter sont bien cuisinés et le coca est frais
- Non identifié dans les guides Le club restaurant Isabellas da,s une petite cour parallèle à Hannover Street entre Haile Selasie rd et Henderson St. Le poulet local y est excellent.

Voyage au Malawi : itinéraire

Voici quelques informations générales sur notre voyage des 3 semaines au Malawi. La première chose à mentionner est l'absence quasi totale de guides sur le pays à l'exception de celui de Philippe Briggs aux Editions Bradt. La dernière édition date de 2013 et il mériterait une bonne mise à jour.

Internet regorge de ressources plus ou moins récentes sur ce pays que l'on présente comme "the warm heart of Africa" et dont le slogan est aussi "Africa for beginners". En voici quelques unes :
De jolies photos sur le blog de Pascal Boegli à voir ici.
Les galères de Nick et Dariece qui n'ont rien à envier aux nôtres à lire par .
10 choses incontournables à voir et à faire au Malawi par Helen.
Le récit de voyage de Greg Snell.


Avant d'entrer dans les détails, voici l'itinéraire suivi pour ces 3 semaines de vacances au Malawi.
Comme d'habitude, nous avons voyagé à la locale. Cela veut dire qu'une fois sur place, nous n'avons ni loué de une voiture, ni pris l'avion. Les seuls moyens de transport utilisés ont été les cars et minibus locaux et le Range rover de Patrick pour aller à la réserve de Nyika. 

Au cours des 3 semaines de voyage nous avons exploré d,'abord le sud puis le nord du pays, sans se presser ce qui nous a donné de multiples occasions de rencontre.

Première partie du voyage : Au sud de Lilongwe

Seconde partie : au nord de Lilongwe

A suivre :
- le Mont Mulanje
- Liwonde
- Cape Mc Lear
- Nkhotankota et Nkhata Bay
- le Parc de Nyaka et Mzuzu



dimanche 14 février 2016

Deux jours de ski à Méribel

Après le traineau à chiens, il ne fallait rien de moins qu'un grand weekend au ski pour garder l'habitude de la fraicheur. Nous sommes donc parties, entre filles, pour deux jours de glisse à Méribel.
Par souci d'économie, et de commodité, nous optons pour un hôtel à Brides-les-bains, directement relié à la station par télécabine.
Un peu rouillées par quelques années d'interruption, nous renonçons à la vertical Xperience, couloir à plus de 75% de pente. Les amateurs de sensations fortes peuvent y accéder en empruntant le télécabine de Saulire Express.
Pour nous récompenser de nos efforts, nous nous offrons en revanche quelques petites douceurs en attendant que la neige cesse de tomber dimanche après midi.
Pour quelques conseils pratiques, voir par ici.

jeudi 14 janvier 2016

Promenade dans Québec

Nous avons passé deux jours à Québec. Plus exactement 2 nuits et presque 2 journées. Cela fait peu pour des visites. Cela nous a juste laissé le temps d'essayer deux hôtels et 2 restaurants (on en dit un peu plus par là) et d'avoir un petit aperçu du centre ville à différentes heures et sous un ciel très changeant allant du grand bleu à la tempête de neige. 
La place de l'hôtel de ville

Le parlement et les jardins sous la neige

Le quartier Champlain



Du coté de la promenade des gouverneurs



lundi 11 janvier 2016

Québec : une expédition en traineau à chiens

Pour continuer nos expériences du froid, nous avons décidé de passer les vacances de Noël au Québec avec, en tête, le modèle de Nicolas Vanier, le voyageur du froid. Bon en tant que débutant nous commençons petitement par 6 jours de traineau et, tout de même, 5 jours sous la tente au nord du Lac Saint Jean, à Saint-Edmond les plaines précisément. Comme d'habitude, les coordonnées de l'entreprise par laquelle nous sommes passés sont disponibles à la page "aide voyage". Inutile de s'adresser à Grand Nord-grand large ou terre d'Av. qui proposent le même circuit. Le prix est environ le double de celui que nous avons payé en passant en direct...

Après une bonne nuit à Québec et quatre heures de route pour atteindre Saint Edmond, nous voici arrivés au chalet de Tony Paré, musher, aubergiste et gardien des chiens de Nicolas Vanier (ah oui, encore lui!). 
Les Baffin se portent au mieux mais Yves passe tout de même au modèle supérieur, fourni par la maison, prévu pour résister à des températures de -50°.

  • Première journée : initiation à la conduite

Le premier contact avec les chiens est formidable. Ils ressemblent à de gentilles peluches, tout doux et tout gentils.

Mais dès que les traineaux approchent et que l'on sort les harnais, l'ambiance change du tout au tout. Ce ne sont plus qu'aboiements et jappements de toutes sortes que Karl, notre guide pour cette semaine, appelle des chants. Nous aurons l'occasion de les entendre souvent! Une fois les présentations faites, les choses sérieuses commencent.
La préparation du traineau obéit à des règles précises (on commence par sortir la ligne, puis on passe le harnais au chien et enfin on les installe en commençant toujours par le leader). Une fois tout cela effectué, on monte sur son traineau et on hurle "OK chiens!" en se cramponnant très fort à son traineau.
Si, comme moi, vous pensiez que la conduite d'un traineau à chiens consistait à se laisser glisser sur des sentiers bien tracés en terrain plat (un peu comme on peut le voir là), il faut tout de suite oublier cela. Chez Attractions Boréales, la préparation du séjour Expédition Raid en chien de traineau vous met d'emblée dans la peau d'un coureur des bois. Cela veut dire un départ en descente avec des chiens qui ne demandent qu'une chose: courir très vite. Inutile de dire que cela fait des émotions... Après une heure de ce régime, la pause arrive à point.
Soupe et bon plat chaud préparé par Janik cuit au feu de bois font un bien fou! et aident à préparer un après-midi qui va se révéler sportif...
Première épreuve, et première chute, un demi tour bien serré à l'entrée d'un lac. Quelques gamelles plus loin, le passage d'un trou d'eau mal négocié fournit l'occasion d'un petit bain juqu'à mi-cuisses... Heureusement que les épaisseurs de vêtements sont nombreuses et qu'il fait si froid que l'eau se transforme instantanément en glace. Ce qui fait que mon pantalon est gelé.... mais pas moi !
De retour au chalet, rien ne vaut un petite bière pour se remettre de ces émotions.

  • Les jours suivants : en route pour l'aventure

Après ce galop d'essai, nous voici prêts à prendre la route pour 5 jours en pleine forêt. Notre groupe est composé de 5 personnes, dont notre guide, ce qui est vraiment chouette. Nous partons par le sentier des castors en direction du lac-à-Jim et autres rivières locales, toutes situées au nord de Girardville. Un point positif à noter, la piste que nous empruntons est réservée aux traineaux à chiens. Sauf exception, nous ne croiserons ni moto-neige ni voiture, ce qui est très appréciable!
Les temps forts du séjour sont la conduite du traineau, le contact avec les chiens et l'installation du campement.
1. Dans la peau d'un musher
Il existe peu de règles pour conduire un traineau mais elles sont impératives. Les ordres sont simples "Pret.... OK chiens" pour démarrer, "Whoooooo", pour s'arrêter, "en avant, droit" pour aller ... en avant et c'est tout. Jusque là, c'est facile. Pour le reste, il faut freiner très fort dans les descentes et ne jamais lâcher son traineau. Si, d'aventure cela se produit, courir le plus vite possible pour le rattraper. Et là, ce n'est pas gagné. Conséquence : en cas de chute il faut s'accrocher à son traineau comme un singe à un arbre et tenir jusqu'à ce que le guide arrête les chiens.
Si l'on est prêt à accepter cela, on aura la chance de découvrir les paysages les plus merveilleux du monde et de croire que l'on est un véritable aventurier.
Les progrès sont rapides. On prend facilement l'habitude de tomber, de percuter un arbre, de se mettre sur le mauvais patin et de heurter une souche. Le slalom entre les arbres ou dans les tourbières glacées procure des sensations fortes et dans les côtes, les chiens sont vraiment impressionnants!
2. Les chiens, de vrais athlètes
Chacun de nos traineaux est tiré par trois chiens, sauf celui de Karl, plus chargé, qui en a quatre. Ils sont de taille et  puissance différente selon l'équipage. La meute est constituée de malamutes d'Alaska, les plus costauds, et de husky de Sibérie, plus petits. La plupart sont croisés.

Ils sont hyper costauds, intelligents et vraiment gentils pour supporter sans broncher des conducteurs qui commettent autant de fautes. Le matin, ils sont déchainés et il faut qu'ils aient couru au moins 30 minutes pour commencer à être un peu calmés et à ne plus foncer comme des bolides.
Autant ils ont de l'énergie pendant la course, autant ils sont adorables au repos et toujours prêts à recevoir des caresses.
3. Les campements
C'est le morceau de bravoure du séjour. Loin de donner dans la facilité d'une semaine en chalet avec des soirées tranquilles au coin du feu, nous avons choisi la formule avec nuis sous la tente. Pas forcément confortable mais à faire au moins une fois. La tente dite arctique n'a rien de la Quechua de base. Elle est d'abord beaucoup plus grande et, différence essentielle, chauffée par un poêle à bois.
A peine les chiens installés pour la nuit, il faut installer le campement. On commence par aller chercher de l'eau e sui nécessite de creuser un bon trou dans la glace.

Ensuite, il faut préparer les piquets et recouvrir le sol de branches de sapin ou, mieux car plus confortable, d'épicéa pour s'isoler du froid de la neige.
A la fin, on obtient un logis bien douillet dont on ne sort la nuit sous aucun prétexte. Pas à cause des loups, mais du froid!
Au bout d'une semaine, on revient fourbu mais les neurones complètement décrassés et heureux d'avoir eu la chance de gouter à la vie d'un coureur des bois.